L'AQRP fait un gain important pour les aînés du québec

« Le développement de connaissances de pointe sur l'offre de jeu auprès des aînés du Québec, sur leurs habitudes de jeu et sur l'impact du jeu sur leurs conditions de vie est un gain majeur que nous accueillons très positivement. Cela permettra au gouvernement et à l'ensemble des intervenants de mieux orienter leurs interventions, notamment auprès des aînés victimes du jeu pathologique », a déclaré Mme Madelaine Michaud, présidente de l'AQRP.Comme le précise l'appel de propositions, à ce jour, aucun projet de recherche portant sur les aînés du Québec n’a été soumis dans le cadre du Programme de recherche thématique portant sur les impacts socioéconomiques des jeux de hasard et d’argent. L’acceptabilité sociale des jeux, leur légalisation, les nouvelles formes du jeu et la place que cette activité peut prendre dans le quotidien des aînés amènent les partenaires du projet à porter une attention particulière à l’apparition potentielle de problèmes dans ce groupe de la population. On veut ainsi documenter l’impact des jeux de hasard et d’argent chez cette population afin de prévenir, intervenir et traiter adéquatement, le cas échéant, les effets indésirables du jeu. En avril 2007, l'AQRP avait publiquement réclamé un appel de propositions concernant le jeu chez les personnes aînées. L'AQRP avait réitéré cette demande lors de son passage à la consultation publique sur les conditions de vie des aînés. À la suite de discussions, l'AQRP a décidé de participer de façon importante au financement du projet, aux côtés du Conseil des aînés, du Ministère de la Santé et des Services sociaux, du Secrétariat aux aînés et du Fonds québécois de la recherche sur la société et la culture.L'appel de propositions précise que les jeux de hasard et d’argent offriraient, pour certains, la possibilité de combler la solitude provoquée soit par une retraite souhaitée ou prématurée, soit par la perte d’un proche ou des effets marquants d’une étape charnière de leur vie. Certaines personnes auraient tendance à parier des sommes  importantes, ce qui représente un risque de choix budgétaires préjudiciables à leur bien-être, notamment pour celles retirées du marché du travail ou vivant avec des revenus fixes. L’argent perdu et nécessaire à leur qualité de vie peut difficilement être récupéré. L'appel de propositions signale également que le poids démographique et les caractéristiques des baby-boomers constituent des facteurs qui modifieront le nombre potentiel de personnes susceptibles de développer ce type de problème. L’entrée à la retraite de la génération des « boomers » laisse présager que cette génération aura plus de temps de loisirs et pourra potentiellement s’adonner davantage à ce type d’activités. Les chercheurs intéressés peuvent obtenir toutes les précisions nécessaires à cette adresse : http://www.fqrsc.gouv.qc.ca/programmes/pdf/appel-vd-0809.pdf