Les retraités de l'état s'entendent sur une position commune en vue des élections

 

Ces associations regroupent ensemble près de 100 000 personnes retraitées des secteurs public et parapublic. Le groupe comprend notamment l'Alliance des associations de retraités (AAR), l'Association des cadres retraités de l'éducation du Québec (ACREQ), l'Association des professionnelles et professionnels retraités du Québec (APRQ), l'Association des retraitées et retraités de l'enseignement du Québec (A.R.E.Q.), l'Association québécoise des directeurs et directrices des établissements d'enseignement retraités (AQDER), l'Association québécoise des retraité(e)s des secteurs public et parapublic (AQRP) et le Regroupement des infirmières et infirmiers retraités (RIIR).Plus précisément, le groupe demande :

la correction immédiate de l'iniquité actuelle des régimes de retraite des secteurs public et parapublic, afin que les personnes ayant accompli des années de service entre 1982 et 1999 obtiennent, pour ces années de service, le même niveau d'indexation que pour les années de service accomplies depuis 2000 ;la mise en place d’une table de travail permanente avec les principales associations de personnes retraitées des secteurs public et parapublic, notamment afin de discuter de solutions à long terme à apporter à leur appauvrissement continu depuis 1982 ;le maintien des taux de cotisation au moins à leur niveau actuel pour 3 ans.

Les personnes ayant accompli des années de service entre 1982 et 1999 sont victimes d'un appauvrissement plus important que les personnes ayant accompli des années de service depuis 2000. En effet, les personnes ayant accompli des années de service entre 1982 et 1999 subissent, pour ces années de service, une indexation équivalente à l'inflation moins 3%, alors que les personnes ayant accompli des années de service depuis 2000 obtiennent, pour ces années de service, une indexation équivalente à 50% de l'inflation ou l'inflation moins 3%, selon le meilleur scénario.Une demande raisonnableLa santé financière des deux principaux régimes des secteurs public et parapublic, le RREGOP et le RRPE, s'est beaucoup améliorée. La valeur marchande des actifs des cotisants a en effet bondi de 44% entre 2002 et 2005, pour dépasser les 45 milliards $. Sa valeur dépasse même de plus de 10 milliards $ la valeur des obligations à leur charge, estimée à 34,6 milliards $ en 2005. Le Fonds d'amortissement des régimes de retraite, constitué par le gouvernement, a atteint un sommet de 22,5 milliards en 2005-2006. Le maintien des taux de cotisation au moins à leur niveau actuel est enfin la condition nécessaire au maintien de cette bonne santé financière.Rappelons que, dans le cadre des dernières négociations du secteur public, plusieurs groupes syndicaux ont envisagé une légère hausse des taux de cotisation.La correction immédiate demandée aurait par ailleurs des conséquences économiques positives, notamment sur les rentrées fiscales du gouvernement.À propos du groupeDepuis septembre 2006, un groupe de travail a été constitué d’associations de retraitées et retraités des secteurs public et parapublic. Ce groupe a été l'initiateur de quatorze rencontres régionales qui se sont tenues à la grandeur du Québec auxquelles ont participé plusieurs milliers de personnes retraitées provenant majoritairement des associations membres du groupe.Le 18 décembre dernier, les membres du groupe avaient convenu d'aborder la possibilité de convenir d'une position commune dans le dossier des rentes des retraités de l'État.L'AQRP participe aux travaux du groupe depuis sa constitution.